Historique - La philosophie de l’ASRSQ (1978)
Tenant compte des caractéristiques de chacun des membres et du rôle joué par le secteur gouvernemental, nous croyons que les cinq caractéristiques suivantes doivent servir de guide à l’orientation de notre association.
a) Les organismes regroupés à l’ASRSQ œuvrent au sein de la communauté en utilisant les ressources des membres qui les composent et en se définissant comme des instruments pour cette communauté.
Nous posons comme principe de base que la communauté a un rôle à jouer face au délinquant et face au phénomène de la délinquance. Trop longtemps le secteur privé a été absent de ce domaine.
L’orientation et l’implication communautaire diffèrent d’intensité et de forme d’un organisme à l’autre mais toutes deux sont présentes dans chacune des organisations.
b) Les organismes regroupés à l’ASRSQ constituent des agents de changement à l’intérieur du secteur correctionnel. Leurs services sont définis en fonction des besoins de l’individu et de la collectivité. De plus, ils favorisent une approche visant à remettre au délinquant la responsabilité des gestes qu’il a posés.
c) Ces organismes font preuve d’une plus grande flexibilité et d’une meilleure capacité d’adaptation que les services gouvernementaux. Cette caractéristique découle de la présence de bénévoles dans l’administration de ces organismes et de la dimension réduite de ces organismes.
d) Malgré la diversité de rôle, les organismes les organismes concernés exercent leurs fonctions de façon complémentaire. Une plus grande coordination permettrait d’accroître cette responsabilité. Pour y parvenir, les membres de l’ASRSQ auraient avantage à mieux préciser le rôle qu’ils jouent dans le secteur correctionnel. L’ASRSQ constitue une excellente occasion de décloisonnement et de partage.
e) Bien que la clientèle soit souvent la même que celle desservie par les organismes gouvernementaux, les méthodes d’approche sont différentes. Ces organismes ont des services structurés, des objectifs définis et un plan d’action. De plus, ils font davantage preuve d’innovation et de créativité dans les solutions à apporter au problème de la délinquance.
Le secteur gouvernemental profite nécessairement des initiatives fructueuses du secteur non gouvernemental. Toutefois, l’interaction entre ces deux secteurs pourrait être améliorée en définissant mieux le rôle de chacun de ces secteurs.
a) L’ASRSQ privilégie l’implication et la participation de la communauté face au problème individuel et collectif de la délinquance, dans le but d’amener le délinquant et la communauté à prendre leurs responsabilités face au problème de la délinquance.
b) Les besoins identifiés chez l’individu et dans son milieu doivent orienter l’action des organismes non gouvernementaux.
c) La flexibilité et l’adaptation notées chez ces organismes doivent être maintenues et encouragées et le secteur non gouvernemental doit chercher à accroître son autonomie, en recherchant une délimitation plus précise de son rôle face au secteur gouvernemental.
a) Regrouper au niveau provincial les organismes et associations œuvrant dans le secteur correctionnel non gouvernemental.
b) Inciter les organismes membres à :
- développer au maximum leur présence dans la communauté;
- venir en aide à tout citoyen de cette communauté aux prises avec un problème de délinquance par le biais de programmes clairement définis;
- venir en aide à la communauté dans son désir de s’impliquer face à ce problème.
c) Se faire le porte-parole de ces organismes dans toute action visant :
- faciliter la réalisation de leurs objectifs;
- maintenir l’autonomie nécessaire à une évolution dynamique;
- permettre à la clientèle une meilleure accessibilité aux services.
d) Favoriser de plus en plus la création de ressources issues de la communauté.
e) Se faire le garant du respect par les gouvernements des droits des délinquants et de la communauté en matière de délinquance.
f) Être un agent provocateur de changement et d’évolution constante.
g) Encourager les projets de recherche visant à évaluer l’impact des programmes mis de l’avant par les organismes membres.











