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L'Association des Services de Réhabilitation Sociale du Québec a 40 ans!

L'Association des services de réhabilitation Sociale du Québec a 40 ans!

» Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate

L'Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ) célèbre cette année son 40e anniversaire. L'ASRSQ, depuis toutes ces années, voit à la promotion de l'action communautaire en justice pénale. Concrètement, elle supporte et encourage la participation des citoyens dans la prise en charge des problèmes reliés à la justice.

C'est en 1961 que tout a commencé. Sur l'initiative de quatre agences spécialisées dans la réadaptation des prisonniers (la Société John Howard, la Société d'orientation et de réhabilitation sociale, le Service de réadaptation sociale de Québec et le Catholic Rehabilitation Service), un projet de création d'une fédération provinciale est mis en route. Dès l'année suivante, l'Association des services de réhabilitation sociale du Québec voit le jour, bien que son appellation d'origine fut " Association provinciale du Québec des services de réadaptation au prisonnier et au délinquant ".

L'ASRSQ aujourd'hui

Quarante ans plus tard, l'Association regroupe au Québec plus de 50 organismes communautaires à but non lucratif qui desservent annuellement plus de 25 000 personnes ayant des démêlés avec la justice. Sa mission consiste aujourd'hui à promouvoir et soutenir la participation des citoyens et des organismes communautaires à l'administration de la justice, la prévention du crime, la réinsertion sociale des délinquants et la lutte contre la délinquance.

Ses objectifs visent, à présent, à identifier des solutions aux problèmes de la délinquance adulte par la voie de la responsabilisation de l'individu, mais également par la participation de la communauté. L'Association croit, en effet, que cette participation active de la communauté dans la résolution des problèmes liés à la délinquance contribue au développement social et, par conséquent, au mieux-être de notre collectivité. Les solutions qu'elle propose se doivent donc de respecter le délicat équilibre entre le bien-être de la victime, de la société et du contrevenant.

40 ans d'engagement communautaire

Au cours des quatre dernières décennies, l'ASRSQ a su faire preuve de grand dynamisme. Elle fut à maintes reprises au cœur d'importants débats, luttant toujours au nom d'une justice plus humaine et, surtout, pour la réinsertion sociale graduelle des contrevenants, son cheval de bataille.

Parmi les grands dossiers sur lesquels l'ASRSQ a travaillé sans relâche, il y a, entre autres, celui de la peine de mort. Effectivement, au cours des années '80, l'Association comptait parmi les acteurs clés d'une campagne mouvementée, faisant partie de la Coalition contre le retour de la peine de mort.

Toujours durant les années '80, l'ASRSQ s'est également prononcée contre la construction de nouveaux pénitenciers. Bien que de nouvelles institutions carcérales aient été construites depuis, ce dossier a permis à l'Association de jouer à l'époque un rôle critique incontournable concernant les conditions de détention ainsi que leur impact sur les détenus, leurs proches et la communauté.

Depuis de nombreuses années, l'ASRSQ voit à la promotion du recours aux mesures de rechange à l'incarcération, tels le sursis à l'incarcération et les travaux compensatoires et communautaires. Pour ce qui est cependant de la surveillance électronique, l'Association fut toujours présente pour faire comprendre son désaccord concernant ces mesures, lesquelles ne sont pas efficaces en matière de prévention du crime ou encore de réinsertion sociale des contrevenants.

L'encadrement des libérations conditionnelles, autant au niveau provincial que fédéral, fut également un dossier majeur pour l'ASRSQ, particulièrement depuis le début des années '90. On se rappelle que, en 1993, l'ASRSQ publiait une étude sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition intitulée Le Règne de l'incohérence, laquelle fut déterminante dans l'histoire de l'Association. Et plus récemment, soit à l'hiver 2001, l'ASRSQ déposait une étude, ses recommandations ainsi que sa position à M. Claude Corbo sur le processus décisionnel et les modalités d'encadrement appliquées lors de l'élargissement des personnes contrevenantes. Ce dernier était chargé de faire l'examen de ce processus. En août 2001, l'ASRSQ émettait également ses commentaires une fois le Rapport Corbo rendu public. Et finalement, en février 2002, l'Association déposait un mémoire sur l'avant-projet de loi sur le système correctionnel du Québec, mémoire qu'elle a d'ailleurs défendu à la Commission des Institutions à Québec.

Forte de ses positions équilibrées

Au fil du temps, l'ASRSQ est devenu un incontournable et un point de référence non seulement au Québec, mais aussi de plus en plus à travers le Canada. De plus, selon le président du Conseil d'administration de l'Association, M. Guy Dalphond, " la plus grande force de l'ASRSQ réside en sa capacité de ralliement. L'Association sait combiner adéquatement une force intellectuelle, une expérience pratique et une capacité de représentation autant auprès de la collectivité que des décideurs ". La directrice générale, Mme Johanne Vallée, soutient que cette réussite peut s'expliquer par l'équilibre que l'Association a su conserver dans les positions qu'elle a défendues : " Les gens nous disent que nous réussissons à maintenir un équilibre entre les besoins des contrevenants, des victimes et de la communauté. Les solutions que nous proposons sont pratiques et bien ancrées dans le quotidien des personnes concernées. "

Les besoins actuels et futurs de l'ASRSQ

Hier comme aujourd'hui, la reconnaissance des organismes communautaires, et de leur compétence, par les instances gouvernementales est également au centre des préoccupations de l'ASRSQ. L'Association croit que c'est par la reconnaissance de l'implication bénévole dans le milieu pénal et correctionnel, trop souvent considérée comme marginale, que les services à la communauté seront reconnus à leur juste valeur.

Pour les années à venir, de nouveaux se présentent à l'ASRSQ. Par exemple, l'Association désire promouvoir de nouvelles avenues pour une justice plus juste, qui tiennent compte des besoins et inquiétudes des victimes, des contrevenants et de la communauté tout à la fois. Il s'agit en fait d'une justice dite réparatrice, passant par la conciliation et la médiation. L'Association croit que cette nouvelle approche s'avère souvent plus satisfaisante pour tous.

Enfin, pour ses 40 ans, le président M. Guy Dalphond souhaite que l'ASRSQ continuera de rallier et d'impliquer de plus en plus la communauté au processus de réinsertion sociale des contrevenants. Que tous contribuent à trouver des solutions toujours plus adéquates et réalistes afin d'assurer des milieux de vie à la fois sécuritaires et harmonieux. Comme il le précise, " Depuis que le réseau correctionnel a vécu un virage à droite, les différents services correctionnels se sont refermés sur eux-mêmes. Beaucoup d'initiatives novatrices ont alors disparu. L'ASRSQ a tenté de résister en partie à cette tendance et doit continuer à exercer son leadership pour permettre d'ouvrir la justice pénale et correctionnelle à la communauté ".

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