Montréal, 22 mars 2004
Pour éviter une autre Affaire Livernoche : le gouvernement Charest doit agir !
» Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate
Suite aux informations publiées dans les médias la semaine dernière sur la tragique affaire Livernoche, l’Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ) presse le gouvernement Charest d’investir les sommes nécessaires à l’implantation de la Loi sur le système correctionnel du Québec, adoptée en 2002.
Vendredi dernier, on dénonçait dans l’article d’André Cédilot (La Presse) le dédoublement des pouvoirs entre la Commission québécoise des libérations conditionnelles (CQLC) et les directeurs d’établissements : la Loi vient corriger ce problème. Un autre problème mentionné : la difficulté d’obtenir les informations nécessaires à une prise de décision éclairée : la Loi permet d’enrayer cette déficience. Brièvement, la Loi sur le système correctionnel du Québec est liée au financement des activités nécessaires à l’évaluation, à l’encadrement et au traitement des contrevenants, sans oublier l’implantation d’un système de gestion des données. Ces éléments font partie des lacunes du système correctionnel identifiées lors de l’étude de monsieur Claude Corbo suite au meurtre d’Alexandre Livernoche, il y a 4 ans. Si le gouvernement n’investit pas les sommes inhérentes à l’application de cette loi, les pratiques qui ont conduit à la mise en liberté de Mario Bastien peuvent se reproduire. Après avoir investi autant de temps, d’argent et d’énergie dans les études ayant permis l’adoption de cette loi, il est inadmissible qu’elle s’empoussière sur les tablettes !
Depuis 4 ans, l’ASRSQ mène une longue bataille afin que la sécurité du public soit mieux assurée et que la réinsertion et la réhabilitation sociale des contrevenants sous juridiction provinciale québécoise ne soient pas que des vœux pieux.
L’Association insiste auprès du gouvernement Charest, à la veille du dépôt de son budget, afin qu’il permette le financement de la Loi sur le système correctionnel, respectant ainsi sa promesse électorale d’assurer la sécurité du public. Après 4 ans, il est temps qu’on tire toutes les leçons de ce drame. Il ne faudrait pas en attendre un nouveau avant de réagir enfin…
L’ASRSQ a pour mission d’encourager et de supporter la participation des citoyens dans l’administration de la justice pénale, la prévention de la criminalité et la réhabilitation sociale des contrevenants adultes. Représentant 49 corporations à but non lucratif qui accueillent annuellement plus de 20 000 contrevenants, nous sommes tous les jours confrontés aux pratiques des Services correctionnels du Québec.
-30-
Liste de tous les communiqués











